• Attentat à la tiédeur

     

     

     

     

    Le sujet du jour est un attentat. Pacifique s’il en est, paisible et doux comme un agneau. Il s’agit de peindre le climat tiède d’une époque. Le climat ouaté et policé des bonnes manières d’une société de notables, qui au fond n'aspire  qu'à persister dans le maintien de son règne. Dans cette société, tout écart par rapport à la norme est perçu et jugé comme tel, c’est à dire aussi comme un attentat à cette tiédeur qui sied à qui sait rester à sa (bonne) place.

     

    Qu’à longueur de temps le mensonge le dispute à l’escroquerie – intellectuelle ou financière c’est selon –, que les élites se passent le relai des meilleurs places par cooptation, réseaux occultes, tactiques, renvois d’ascenseur et carnets d’adresses, que tout ce monde reste au devant de la scène, parfaitement indifférent aux vrais enjeux de ces interminables  souffrances sociales – et maintenant environnementales – que traine le monde réel, ne choque plus. C’est devenu la norme.

     

    Aussi, parce que l’art est une affaire de réflexion sur la norme autant qu’une production, et qu’un milieu local n’échappe pas (contrairement à des apparences artificiellement entretenues) aux relations de forces à plus large échelle, l’idée d’éditer à la fois un texte et une peinture sur un support accessible, un tract, prenant à témoin le public de la rue, revient à mettre chacun devant ses responsabilités.

    Sur ce papier, l’image et le texte accusent une véritable perversion du politique par ceux qui s’en présentent comme les représentants professionnels régulièrement élus. Une énumération d’anti promesses, d’anti accomplissements de la parole donnée, caractérise la décomposition à laquelle nous assistons. L’un dira une chose à tel moment pour se dédire à tel autre, comptant sur l’absence de mémoire des gens ordinaires trop occupés à (sur)vivre. L’un faussera l’application d’une promesse formelle, la rendant nulle et non avenue dans les faits. Tous ces faits se répétant, achèvent de faire mourir chez le grand public l’espoir dans le rôle de la politique. Mais que reste-t-il lorsque la politique est morte : la guerre civile et la violence…

    Donc il est préférable de passer pour indélicat en dénonçant publiquement cette tendance lorsqu’elle est à prendre sur le fait, plutôt que de se couler indéfiniment dans un moule de bienséance non pensante, s’interdisant de parler politiquement aux autres. Quant au spectre de la « récupération », c’est lui au contraire qui a été brandi par tous les milieux influents pour dissuader les gens d’agir. C’est bien au contraire dans cette obsession de l’abstention (au débat, à la réflexion, à la confrontation raisonnée) que réside la grande récupération des puissants pour se garantir une population la plus parfaitement stérilisée intellectuellement et politiquement.

    Pour le reste, « le chien aboie, et la caravane passe ».

     

     

     

    Attentat à la tiédeur

     

    …Montrougiens naïfs ?…

     

     

     

    Montrouge, le PS lance sa campagne municipale par des « ateliers » et « boîtes à idées », taisant son soutien à l’austérité Hollande. Croit-il les montrougiens naïfs ?! La privatisation de la Poste, qui l’émut un temps, n’est plus contestée ; l’austérité générale, les destructions massives d’emplois, de services publics (comme la fermeture du centre de sécu de Montrouge), du droit à la retraite, du code du travail – sans oublier culture, université, recherche étranglées comme jamais – sont l’œuvre du PS. L’écologie (budget -7%, 2 ministres virés) n’a pas la cote. Nos élus PS causent aux familles en demande de régularisation mais aident l’État PS qui bat le record d’expulsions (36600 en 2012 !). Réforme fiscale et taxe Tobin sabordées,  20 milliards vont – sans aucun contrôle – aux multinationales (CICE) mais grâce au PS, les 500 plus hauts revenus augmentent de 25% ! Le cas Snowden (et Morales !), vraie lâcheté atlantiste, n’est pas non plus renié par nos élus et candidats locaux. Ces hypocrisies de carrière tuent la politique, poussant les citoyens ordinaires vers l’abstention, la violence FN,  ou le fanatisme religieux (qui sont tout sauf la solution !). Malgré les médias de la finance liés au PS et à l’UMP, le Front de gauche explique qu’une politique honnête, juste, solidaire et écologique est immédiatement possible. Pourquoi chacun, ayant l’intelligence dans son métier ou dans sa vie, n’en userait-il pas pour dessiner une autre vie ? En 2014, congédions le maire qui « sert la ville » (aux promoteurs), et tous les candidats de l’austérité. Décidons, avec le Front de gauche, d’une autre politique, pour Montrouge, et pour le pays !

     

     

     

    Initiative privée non capitaliste (et spontanée) d’un citoyen de Montrouge parmi les autres.

     

     

     

     (tract et mailling édités et diffusés fin août / début septembre 2013)

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :