• Traduction simultanée

    Deux informations s’affichent au même moment sur le site de France Info, la radio des amis de la finance au pouvoir (dont le spectre couvre de Marine Le Pen à François Hollande en passant par Sarkozy). Il est indispensable d’en avoir une lecture – et une traduction – simultanée. Car les deux faces d’un enjeu crucial s’y montrent clairement.

     

    Premier extrait, l’avis du FMI sur la politique du gouvernement Hollande : (http://www.franceinfo.fr/actu/economie/article/le-fmi-ne-croit-pas-aux-objectifs-de-paris-sur-la-croissance-et-le-chomage-526213)

     

     "Résultat : "les mesures d'offres" devraient être "dopées par des réformes du marché du travail", avec notamment une flexibilisation du Smic.
 
Mais surtout, les experts craignent les résistances politiques et sociales face aux mesures prises par le gouvernement. Saluant les 50 milliards d'euros d'économies prévus par l'exécutif sur les trois prochaines années, le FMI regrette des "pressions qui pourraient s'accroître alors que des réformes difficiles sont lancées" et juge qu'il "faudrait y résister car il y a peu de marge de manœuvre". Le Fonds tacle au passage le gouvernement socialiste, souhaitant un "dialogue social plus coopératif" en France."

     

     

    Deuxième extrait, situé de l’autre côté de la contradiction violente qui s’impose à tout citoyen et sur lequel il est évident qu’il doive prendre le bon parti (http://www.franceinfo.fr/culture-et-medias/expos-spectacles/article/festival-d-avignon-les-intermittents-votent-la-greve-pour-la-soiree-d-ouverture) :

     

    "Les intermittents du spectacle engagés sur le festival d'Avignon ont voté la grève pour la soirée d'ouverture vendredi soir : 204 voix pour, 144 voix contre. (…)Un peu plus tôt, la Coordination Nationale en Avignon a publié un communiqué exigeant "l'abrogation de la convention anti-chômeurs agréée le 26 juin et mise en application depuis le 1er juillet". Le texte dénonce également la "parodie de négociation" proposée par le gouvernement avant d'appeler à "des journées nationales de grève et d'action" les 4, 7 et 12 juillet prochains."

     

     

    Ces deux extraits de l’actualité formatée officielle, laissent transpirer tout l’enjeu d’aujourd’hui : soit les banques, places boursières, agences de notations, organismes financiers, Banque mondiale, FMI, trilatérale, think-tanks, organisations patronales et tant d’autres organismes entièrement au service de l’augmentation des profits égoïstes du milieu financier obtiennent les garanties de « libérations » de leurs marges d’actions par un gouvernement qui leur est entièrement dévoué. Soit les organisations syndicales font preuve d’un esprit moins « coopératif » et se mettent en travers de cette cascade de reculs sociaux, portées en ce sens courageux par un puissant mouvement social à la fois diversifié et uni, et alors, des "pressions (…) pourraient s'accroître alors que des réformes difficiles sont lancées" et il "faudrait y résister car il y a peu de marge de manœuvre".

     

    Traduisez ce que dit le FMI à demi-mot : « Hollande, tiens bon le cap du passage en force de tes réformes anti sociales car c’est bon pour nous, et si tu rencontres trop de résistance, et que tu y cèdes, malheureusement on gagnera moins de blé sur le dos des gens. C’est sûr… ».

    Est-ce clair citoyen ? 


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